Camille Hermet « Cette saison, c’est la victoire d’une équipe, d’un club, d’un collectif et de tout un peuple » !

Bonjour Camille, peux-tu te présenter ?

Bonjour Clément, tout d’abord merci pour l’invitation. Je m’appelle
Camille Hermet, j’ai 29 ans, je travaille en tant qu’animateur dans un service jeunesse. Je suis
l’un des fondateurs de la Feuille de Match et l’animateur de l’émission FdmToulouse le mardi à
20h sur radio Occitanie.

Comment est née cette passion pour le Téfécé ?

Ma passion pour le Téf, c’est une affaire de famille. Je suis né en Auvergne mais d’une maman
toulousaine, avec un grand-père qui a joué au TFC. Depuis tout petit j’ai été bercé par ce club et,
à Clermont, j’étais le petit toulousain. Beaucoup de mes amis ne comprenaient pas pourquoi je
supportais Toulouse, sachant qu’à cette époque nous étions en National !!
Mais pour moi c’était évident. Et puis, un Toulouse Louhans Cuiseaux en premier match au
stadium ça marque !!

Ton joueur préféré de l’histoire du Toulouse FC ?

C’est une question tellement difficile ! Je ne peux pas en sortir qu’un seul, il y en a plusieurs
qui m’ont marqué.
Le premier c’est Achille Emana. Mon grand-père râlait tout le temps sur lui. Mes premiers
souvenirs sont avec lui mais aussi cette génération de pitchouns Cédric Faure, Christophe Revault,
Julien Cardy etc.
Ensuite, il y a eu Fodé Mansaré. Je ne sais pas pourquoi mais j’adorais ce joueur : un peu
fantasque, gaucher, capable du meilleur comme du pire.
Puis, il y a eu Johan Elmander. Lui c’était quelque chose. Il n’était pas forcément beau à voir
jouer, mais c’était un guerrier, un mec qui ne lâchait rien, qui mouillait le maillot.
Plus récemment, il a eu Capoue. Son élégance, ses passes, sa vision de jeu, ses transversales, sa
sérénité. J’adore ce mec et encore plus depuis qu’on a la chance de l’avoir dans l’émission.
Enfin, Wissam Ben Yedder, c’est le genre de joueur pour lequel tu te déplaces au stade. On a vu
son évolution sous le maillot violet, son éclosion. On est tous fiers de sa carrière et chaque fois
qu’il marque, qu’il joue pour l’équipe de France, c’est tous les toulousains qui en sont fiers.

Ton meilleur souvenir en tant que supporter ?

2016, le maintien à Anger. C’était quelque chose de grandiose, d’émotionnellement très fort.
Néanmoins cette saison était riche en émotion. Je n’ai pas assez de recul pour faire un choix entre
les deux mais cette saison, c’était pas mal quand même !

Une fois le mercato estival 2021/2022 terminé, quel avait été ton ressenti ?

J’étais satisfait, certes nous avons perdu des joueurs importants : Adli, Machado, Koné, Bayo,
Dewaest ainsi que le coach Garande. Cependant nous étions sur la seconde année du projet Red
Bird et les joueurs qui sont arrivés étaient encore des inconnus pour le grand public.
J’ai fait confiance à la direction et je savais que nous étions dans la bonne direction. L’arrivée du
Coach Montanier m’a plu, contrairement à certains qui n’en voulaient pas. C’est un coach avec
une philosophie de jeu, un ancien de la maison, il a eu des réussites et des échecs, comme tous les
entraîneurs mais il a toujours fait jouer ses équipes. C’est important de faire du jeu, du moins
d’essayer, c’est ce qui ramène le public au stade. A l’époque où Casanova met en place la défense
à trois et essaye de faire du jeu, tout le monde est hypé. Malheureusement après, ça s’est mal fini.
Les gens veulent voir du foot, ils viennent voir un match, un spectacle, ils veulent des buts, des
actions, du jeu et tout ça le coach nous l’a apporté.
Ensuite, les venues d’Ado Onaiwu, Desler, Genreau, Ratao, Nicolaisen sont des bonnes pioches.
On avait une équipe « moins forte » individuellement mais plus forte collectivement et ça s’est
vu !

Pour commencer, raconte-nous cette saison, comment l’as-tu vécue ?

Une saison HISTORIQUE à tous les niveaux : chez les jeunes, les féminines, les pros. Ils ont
tous fait une énorme saison. On a une double montée chez les féminines, D2, R1, un premier titre
national chez les U17, un quart de final chez les U19, un titre couronné de records chez les pros.
Cette saison 2021-2022 restera comme l’une des meilleures !
Pour ma part j’ai été serein toute la saison. L’année dernière, j’avais dit dans l’émission qu’on
perdrait en barrage face à une ligue 1 mais qu’on serait champion l’année suivante…
Contrairement à la saison précédente, cette année on a eu un rythme de champion. On ne perdait
pas les matchs, on faisait des nuls. Pendant l’hiver, beaucoup voyait Montanier sauter, râler parce
qu’on ne gagnait plus. Hormis Niort, tous les autres matchs on s’est arraché et nous avons pris
des points. Une saison c’est long, c’est un marathon et ces points là, ils ont fait la différence sur la
fin.
Je nous trouvais fort, collectivement, tactiquement, individuellement. Alors, oui, Van den
Boomen et son talent nous ont éclaté aux yeux. Mais que dire de Spierings, de la progression de
nos pitchouns Rouault, N’goumou, de la confirmation d’Healey et de l’apport de nos recrus
Desler, Ratao et Ado ? Ces deux derniers ont marqué respectivement 11 buts et 10 buts !
Cette saison, c’est la victoire d’une équipe, d’un club, d’un collectif et de tout un peuple.
En effet comment ne pas parler de ce peuple violet ? Car cette saison, si elle fut folle, c’est aussi
grâce à sa tribune et aux Indians Tolosa. Des déplacements dans toute la France avec des parcages
bien remplis. Un virage Brice qui s’est rempli au fur et à mesure de l’année. Le stadium deux
fois à guichets fermés. Des milliers de toulousains, toulousaines qui chantaient, encourageaient
leur équipe. Les joueurs sur le terrain, ils ne sont pas à 100 % mais à 150 %!
Pour être en virage depuis une quinzaine d’années, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu un
tel engouement. Les toulousains sont redevenus fiers de leur équipe. Maintenant, on espère que ça
va durer ! Comme Yves (fondateur de l’Adist et chroniqueur de l’émission) a l’habitude de dire,
il faut raconter une histoire aux gens, leur transmettre des émotions. Cette saison, on a écrit l’une
des plus belles histoires, mais ce n’était qu’un chapitre.
Je tiens d’ailleurs à féliciter les Indians pour tout le travail qu’ils ont accompli. Les animations
tribunes, les déplacements, le cortège, les accueils de bus, les tifos… Tout ça demande du temps,
beaucoup de temps, et ils sont tous bénévoles. D’ailleurs j’encourage tous les abonnés ou futurs
abonnés à vous carter avec eux. Les sous servent à animer le virage Brice et nous aimons tous
voir ce virage en fusion !

Qui est ton Top / Flop de cette saison ?

Pour ma part mon top c’est Montanier, il a su tirer le meilleur de son collectif et de ses joueurs,
sinon sur le terrain Spierings, un peu trop oublié à mon goût.
Le flop, Dejagere, il a eu une saison compliquée, son positionnement sur le terrain, pas toujours à
son poste, une blessure qui l’a éloigné des terrains un moment. Mais tu as besoin d’un mec
comme ça dans ton équipe, car oui individuellement et statistiquement il a été un peu en dessous
cette année. Cependant dans le vestiaire c’est lui le patron et il s’est toujours mis au service du
collectif.

Quel match t’a le plus marqué ? 

Le match qui m’a le plus marqué c’est TFC-Sochaux avec le quadruplé d’Healey. Le virage
était en feu. Le match, on met une « branlée » à un concurrent direct. L’une des plus belles
ambiance de la saison.

Une anecdote à nous raconter sur cette saison ?

Une anecdote, je n’ai pas vu l’un des plus beaux buts de la saison au Stadium car j’étais à la
buvette avant la mi-temps pour éviter la queue. C’était le coup franc de Van Den Boomen face à
Dunkerque.
Sinon ma copine qui a testé la pyro pour la première fois cette saison : elle s’est brûlée car le
fumigène lui a explosé dans les mains… Elle n’en garde pas un bon souvenir, ni le pull que je lui
avais prêté !

La saison 2021/2022 restera dans la mémoire pour les supporters Toulousains avec : le titre de champion de ligue 2 bkt (record historique de nombre de but), le champion de france u17, la  montée des féminines en d2f ! Après plusieurs années difficiles pour le Téfécé, aurais-tu pensé à sa renaissance ?

Bien sûr, un club de foot c’est fait de hauts et de bas. On a été bas, très bas avec la saison de
la descente mais le foot c’est comme ça. Une saison tu peux être au top et celle d’après plus rien.
De plus quand tu supportes le Téfécé, tu es habitué à tout ça. On a eu de gros changements avec
Olivier Sadran qui a passé la main à RED BIRD et Damien Comolli. Néanmoins, nous avons la
chance d’avoir un président qui connaît le foot et qui est un passionné. Le projet, au sens large, est
cohérent, donc cette renaissance ne m’étonne pas.

Enfin, si tu étais à la tête de la cellule de recrutement, qui choisirais-tu ?

Pour moi la priorité est un latéral gauche. Je ne suis pas disponible car je suis déjà sous
contrat avec le SCNT, donc je me pencherai sur Vital Nsimba qui est sans club, il jouait à
Clermont. C’est gratuit, c’est un bon latéral qui a fait de belles saisons au CF63.
Cependant, il ne rentre pas dans les critères de recrutement, car il a plus de 25 ans. Sinon faisons
confiance à la machine, à la data. Pour le moment elle ne nous a pas trop déçus.

Es-tu serein pour l’exercice 2022/2023 pour notre retour en Ligue 1 Uber Eats (discours du coach, du président…) ?

Je suis totalement serein, les discours sont cohérents, on ne se cache pas. Le recrutement,
pour le moment est intéressant. On vient de prolonger Montanier c’est une très bonne chose. Il
sait où il a mis les pieds, il est en accord avec le président, il propose un projet de jeu prometteur,
il a l’expérience du haut niveau, on peut lui faire confiance.
La saison 2022-2023 va être unique avec quatre descentes à la fin de saison et une coupe du
monde en plein hiver. Il va falloir gérer tous ces aspects. Les préparations à la saison estivale et hivernale vont être primordiales. Les équipes qui seront prêtes physiquement prendront des points
importants sur ces deux périodes (Août – Septembre, Janvier – Février).
Je pense sincèrement qu’on a ce qu’il faut pour se maintenir haut la main. Après, nous allons
vivre une saison « maussade », contrairement à ce qu’on vient de vivre. Mais la ligue 1 est un
championnat long, intense, physique et de plus en plus tactique. Il faudra un Stadium et un virage
Brice unis, rempli et derrière son équipe. Car oui, nous aurons des moments difficiles mais nous
aurons aussi de belles surprises !

Peux-tu nous présenter ton émission “La feuille de match foot” ?

A la base, nous avions trois émissions, foot, rugby et club Toulouse. Cette dernière regroupait
tous les sports « mineurs » de la région. Le rugby et la « club Toulouse » sont en stand-by pour le
moment mais on a le projet de les relancer.
La Feuille de match Foot est une émission qui est née il y a 5ans, d’un projet avec plusieurs
entités.
C’est avant tout une émission de passionnés et ouverte à tous les supporters. On a la chance d’être en radio, sur bande FM et n’importe qui peut venir s’exprimer avec nous. Il suffit
simplement de s’inscrire sur notre site, via un formulaire.
Quand nous avons monté le projet, à l’époque, plus personne ne parlait du TFC, aucune radio
locale, encore moins nationale. On voulait être un espace d’expression et montrer aussi qu’il y a
une communauté de supporters à Toulouse.
On traite de toute l’actualité du club, des jeunes du centre, des féminines, des pros. On essaye de
donner la parole à des supporters adverses ou médias qui suivent nos adversaires. On donne nos
avis, on échange et essayons d’être le plus objectif possible. En tout cas c’est ce qu’on essaye
d’appliquer chaque semaine : être le plus professionnel possible tout en gardant un ton de
légèreté.
D’ailleurs j’en profite pour remercier toutes celles et tous ceux qui nous suivent chaque semaine. Ceux
qui ne le font pas encore rendez-vous tous les mardis de 20h à 21h sur 98.3.

Je tiens particulièrement à remercier Camille pour sa gentillesse et son implication !

Compte Twitter « La Feuille de Match »

#tfc #interview

Vincent Davasse « Le but de la data est de réduire au minimum la marge d’erreur sur un transfert » !

  • Peux-tu te présenter ?

Vincent Davasse, 41 ans, j’habite à côté de Sète (je suis né à Toulouse, j’y ai vécu 28 ans). Après 20 ans dans les travaux publics, j’ai décidé de me lancer dans une reconversion professionnelle afin de travailler dans le recrutement pour le foot pro. Cela fait 2 ans que j’ai démarré ce projet.

  • Peux-tu m’expliquer le fonctionnement de la data, à quoi cela sert-il ? Quel but ? (L’exemple de Toulouse)

La data est l’étude des chiffres créés lors d’un match : pour tous les joueurs ayant joué, on va avoir accès à tout un nombre d’éléments chiffrés (Nombre de passes tentées, nb de passes réussies, idem pour les centres, tirs, tacles, et tous les duels …). Cela s’applique également pour les équipes, on va donc voir là où l’équipe a performé et là où elle a échoué : base de travail pour le recrutement et aussi base de travail tactique et mise en place à l’entrainement. On va donc avoir un « bulletin de notes » pour chaque joueur. Tout ceci va permettre de voir les qualités et défauts des joueurs, pas que sur 1 seul match mais sur une saison entière. On va pouvoir comparer des joueurs évoluant au même poste au sein d’un même championnat. Selon les critères spécifiques recherchés par le club à un poste bien précis, on va effectuer une recherche sur plusieurs championnats afin de trouver le profil idéal. La data ne fonctionne pas seule, elle est un complément utile et rapide au travail des recruteurs, soit en amont (data puis vidéo), soit en aval (vidéo puis data). Le but de la data est de réduire au minimum la marge d’erreur sur un transfert, de déceler des joueurs qui ne sont pas forcément mis en lumière.

  • Si tu devais retenir un joueur du TFC avec l’aide des datas de cette saison quel serait-il et pourquoi ?

Tout d’abord, juste avec la data, si je devais sélectionner des joueurs, j’en prendrais 3 : Rouault, VDB et Spierings, les 3 éléments essentiels de l’équipe. Et pour en garder qu’un, je vais choisir Stijn Spierings. Pourquoi lui ? J’adore ce joueur depuis son arrivée, je l’avais dans ma liste, quand je me suis lancé, juste avant que le TFC ne le recrute. Il ne joue pas tout le temps à son poste de prédilection (juste à côté de VDB) mais il s’adapte sans rien dire et performe malgré tout. Malgré son repositionnement, il fait partie des 2 meilleurs milieux défensifs de Ligue 2, avec Name du Paris FC. Donc parlons chiffres : 88% de passes réussies, 60% de duels défensifs gagnés, 63% de duels offensifs gagnés, 60% de réussite dans ses tacles et récupérations, 68% de duels aériens gagnés, 55% de passes clés réussies, 16 occasions créées, 40 ballons récupérés dans le camp adverse (85 dans son propre camp) et 94 interceptions, tout ça en 20 matchs de Ligue 2 cette saison …

  • Si tu devais proposer une recrue à la cellule de recrutement du TFC, qui choisirais tu ?

Ah ah !!! Difficile ça, sachant que le club est très bien équipé dans ce domaine, en plus ils ont beaucoup plus de datas que moi, ce qui leur permet de bien mieux analyser les joueurs que je ne peux le faire. Je vais me mouiller un peu, je suis persuadé que le TFC ira recruter un latéral gauche en vue de la saison prochaine. Modestement, je vais proposer 2 joueurs : le 1er est expérimenté et s’appelle Alex Munoz, 27 ans, Tenerife (Liga 2), libre en juin. Le 2e est plus jeune et s’appelle Facundo Zabala, 23 ans, APOEL Nicosie (Chypre), libre en juin 2023 (double nationalité : Argentine et Espagne).

  • Pourquoi d’après toi de plus en plus de clubs utilisent ce système de data ?

La data a un gros avantage : elle ne coute pas excessivement cher (tout dépend aussi du fournisseur de données et des championnats sélectionnés) et elle permet de travailler vite et avec une très large vision géographique (le TFC en est la preuve parfaite en allant sur plein de championnats dans le monde). Cela peut permettre aussi de diminuer le nombre de recruteurs et de mieux cibler les matchs ou championnats à scruter. Afin d’exploiter au mieux tous les chiffres, il faut choisir un fournisseur de données et des hommes ayant les compétences dans ce domaine afin de répondre au mieux aux recherches du club.

  • Ensuite, crois-tu en la promotion du club en Ligue 1 Uber Eats ?

Malgré des résultats parfois décevants et en dents de scie (surtout à l’extérieur), je crois vraiment que le TFC accèdera à la Ligue 1 en fin de saison. L’effectif est taillé pour ça, ils ont déjà joué ce rôle la saison dernière et les joueurs d’expérience de l’équipe seront d’une très grande utilité. Le TFC bénéficie aussi de son départ canon du début de saison (à l’inverse de la saison dernière). Il sera aussi intéressant de regarder si les concurrents directs marquent le pas (ou pas), les baisses de régime en février/mars arrivent parfois.

De plus, il ne faut pas oublier que la saison prochaine, le système de montée/descente change … Il est donc quasi impératif que le TFC prenne le bon wagon pour enfin retrouver l’élite.

  • Dans quel club rêverais-tu de travailler pour exercer la Data ?

Même si je suis fan de l’OM depuis la saison 1988/1989 (je ne dirai bien évidemment pas non si je recevais une proposition de leur part), j’aimerais intégrer un club de Ligue 2 par exemple, là où il y aurait beaucoup de choses à faire sans avoir trop de moyens, avoir pour but de trouver des solutions avec des idées différentes. Il faudrait aussi que le club en question ait une certaine ouverture géographique, à l’image du TFC finalement.

  • Le TFC en Ligue 1 la saison prochaine, tu le vois comment ?

Pour être honnête, je me pose des questions sur la capacité de l’effectif actuel à hausser son niveau de jeu pour performer et se stabiliser en Ligue 1. Le staff travaille, à n’en pas douter, sur les contours de l’effectif en vue de la saison prochaine. Il faut savoir qu’il y aura énormément de joueurs libres en juin 2022, de partout, ce qui sera une aubaine pour les clubs sans gros budget transfert. Il faudra être aussi attentif aux meilleurs joueurs de l’effectif qui vont susciter de l’intérêt un peu partout en Europe, pour certains ça risque d’être difficile de les garder …

Revenir à l’étage supérieur et y rester durablement sera un super challenge pour tout le club.

#TFCenLigue1 #TFC #Data

Le compte Twitter de Vincent Davasse

INTERVIEW DE MATTHIEU DOSSEVI « DEUX BELLES ANNÉES MALGRÉ LES SOUCIS SUR LE TERRAIN »

Après son passage en Turquie, Matthieu Dossevi s’est engagé avec Amiens en « Ligue 2 BKT ». Il avait signé au Toulouse FC le 3 août 2018 où il portait le numéro 14. My Toulouse FC vous livre une interview sur l’ex-attaquant du TFC.

Bonjour Matthieu, peux-tu te présenter ?

Bonjour je m’appelle Matthieu Dossevi , j’ai 33 ans, cela fait 12 ans que je suis professionnel. Je suis né à Tours, j’ai effectué ma formation entre Tours et Le Mans et je suis passé professionnel au Mans. J’ai joué à Valenciennes, l’Olympiakos, Standard de Liège, Metz, Toulouse et à Denizlispor.

Quel est le plus grand joueur avec qui tu as joué et celui qui t’a le plus impressionné ?

J’ai vraiment apprécié Eric Abidal, très professionnel. On voyait vraiment la différence du très haut niveau bien qu’il était en fin de carrière, il était exemplaire et on voyait qu’il avait un statut différent sur tout : tactiquement et techniquement dans l’impact… Après il y a aussi Neymar Jr contre qui j’ai joué. Dans sa vitesse d’exécution, on voyait vraiment que c’était un joueur qui était très compliqué à défendre.

Comment s’est passée ta carrière en Turquie ?

J’ai fait 8 mois, le club est descendu. Quand je suis arrivé, le club était désorganisé que ça soit dans le domaine du management, de l’extra sportif ou du sportif avec trop de problèmes en interne pour avoir quoi que ce soit. On a eu 5 entraineurs et on n’a pas été payé depuis décembre. C’est une étape dans ma carrière que je ne retiendrai pas plus que ça. Maintenant, je suis libre et de retour en France à Toulouse auprès de ma famille et j’attends un nouveau challenge.

Pourquoi avoir choisi Denizlispor en Turquie ?

Malgré quelques sollicitations en France, j’ai préféré découvrir un nouveau championnat. C’est pour cette raison que j’ai voulu tenter l’aventure en Turquie pour prendre un nouveau départ.

As-tu eu du mal à t’acclimater à ce nouveau pays ?

Non, franchement ça a été : je n’ai pas eu de problème particulier, c’était plutôt cool. J’ai connu un peu la même chose avec la Grèce au niveau environnement et je n’ai pas eu de soucis de ce côté-là.

Pour faciliter ton intégration, as-tu appris le turc ?

Non je n’ai pas appris le turc, on parlait anglais. Il y a aussi des traducteurs et quelques Français dans le club donc je n’en ai pas eu besoin.

Les entraînements en Turquie sont-ils différents de ceux en France ?

Non pas vraiment, il y a moins de culture tactique qu’en France, cela dépend des entraineurs. Si ce sont des étrangers, chacun essaie d’apporter sa touche personnelle, son mode de fonctionnement mais c’est toujours globalement similaire.

Avec du recul, pour toi, comment peux-tu expliquer les raisons pour lesquelles ça n’a pas marché sur les 2 années que tu as passées au TFC ?

Il y a un ensemble de plein de choses. On ne peut pas mettre le doigt que sur une défaillance quand on fait un parcours qui a été le nôtre. On voit qu’il y a une défaillance à pas mal de niveaux : que ce soit dans le domaine du sportif, de l’extra-sportif… Après la dynamique a vraiment été mauvaise : on a jamais réussi à surmonter ça, c’était ancré dans les têtes et quand c’est mental, c’est là le plus dur.

Lors du match Toulouse-Lille (samedi 19 octobre 2019), quand Antoine Kombouaré reprend les rênes du TFC, on a vu une équipe complètement différente : que s’est-il passé d’après toi ?

Il y a eu l’électrochoc du nouvel entraineur qui est arrivé, une petite dynamique qui s’inverse mais malheureusement cela a été trop court. Ça a été juste l’espace d’un match car malheureusement on a a vu que le problème était bien plus profond et on a enchainé une succession de défaites.

Es-tu encore en contact avec des personnes du TFC ? (joueurs, staff…)

Oui j’ai encore quelques contacts que ça soit au niveau des joueurs ou du staff. On échange de temps en temps et moi je suis aussi le TFC de loin. Je suis toujours supporter : c’est dommage qu’ils aient loupé la montée, ils ont manqué de pas grand chose, j’espère que ça sera pour cette année.

Quelles relations avais-tu avec la direction ?

J’avais de très bonnes relations, je m’entendais bien avec tout le monde.

Que retiens-tu de ton passage au TFC ?

Deux belles années ! Malgré les soucis sur le terrain, ça reste deux belles années sur le plan humain : j’ai rencontré que des belles personnes que ça soit dans le staff, les joueurs ou en dehors du club. Il y a toujours eu une bonne cohésion à l’intérieur du club. Même dans les moments difficiles, il n’y a jamais eu de problème en interne.

Quel était ton endroit préféré à Toulouse ?

Il n’y a pas d’endroit particulier que je préfère : j’aime bien la ville et j’ai vraiment plaisir à y habiter, c’est pour ça qu’on a fait construire notre maison ici avec notre famille et on espère y rester encore longtemps.

Suis-tu encore le TFC ? Que penses-tu de leur saison ?

Oui je les suis encore, j’ai essayé de suivre un maximum leurs matchs. Ils ont fait une très bonne saison, la direction a fait des bonne pioches lors du mercato avec l’éclosion de certains jeunes comme Amine Adli (Bayer Leverkusen) et Manu Kone (actuellement au Borussia Mönchengladbach) qui ont vraiment assumé pleinement leur rôle. Malheureusement, il ne leur a pas manqué grand chose, peut-être leur début de saison qui n’a pas été bon, qui était encore symptomatique de la saison d’avant, leur redémarrage leur coûte peut-être la saison et quelques matchs qui auraient pu se jouer avec l’expérience donc j’espère que ça sera pour cette année.

Quel est ton plus beau souvenir depuis le début de ta carrière ?

Il y en a plein : que ça soit mon premier but en ligue 1 avec Le Mans, les trophées que j’ai pu gagner à l’Olympiakos, ma tournée que j’ai faite avec l’Olympiakos en début de saison aux Etats-Unis. Je suis arrivé de Valenciennes, j’ai joué le maintien et un mois après je me suis retrouvé dans des stades de 60 000 places à jouer contre Liverpool, Manchester City ou encore le Milan AC donc ce sont des beaux souvenirs. Je me rappelle aussi la finale de la coupe en Belgique gagnée, ma saison à Metz qui avait été aussi compliquée sur le plan sportif mais qui avait été pour ma part une très belle saison avec mon association avec Nolan Roux.

Un grand merci d’avoir pris le temps de répondre à mon interview et pour ta gentillesse Matthieu.

https://twitter.com/mytoulousefc?lang=fr

INTERVIEW DE DYLAN KINIMA « J’AI BEAUCOUP DE BONS SOUVENIRS AU TFC »

Arrivé au club dès l’été 2012, Dylan Kinima, un enfant de la Ville rose, ne sera pas conservé par le club en cette fin de saison. My Toulouse FC vous livre une interview sur l’ex-ailier du TFC, reconverti en latéral.

Qui es-tu Dylan Kinima?

Bonjour, je m’appelle Dylan Kinima, je suis né le 11 juin 2001 à Toulouse et j’évoluais au TFC depuis l’âge de 12 ans.

Dylan, à quel âge as-tu commencé le football?

J’ai commencé le football à 7 ans au TAC ( Toulouse Athletic Club Football ).

Quels types d’études fais-tu?

Je ne fais pas d’étude actuellement. J’ai arrêté après mon BAC.

Quel est le plus grand joueur avec qui tu as joué et celui qui t’a le plus impressionné?

Le plus grand joueur avec qui j’ai joué c’est Jean-Clair Todibo ( actuellement à Nice, en prêt du FC Barcelone ), il y a plein de joueurs qui m’ont impressionné, je ne pourrai pas en donner qu’un.

Quels sont les joueurs avec qui tu as une bonne relation au TFC?

Je m’entends bien avec tout le monde.

Quel est ton plus beau souvenir au TFC?

J’ai beaucoup de bons souvenirs au Toulouse FC que ce soit à mon arrivée au club jusqu’à maintenant.

Quel est ton poste de prédilection?

Mon poste de prédilection est ailier droit ( AD ) ou latéral droit ( DD ).

Avec du recul, quel bilan tires-tu de ton passage au TFC?

Je tire un bon bilan de mon passage au club car j’ai énormément progressé, j’ai grandi aussi humainement. Malgré le peu de confiance que le club m’a accordé, je me suis accroché pour ne pas avoir de regret.

Que penses-tu de la saison du TFC et de la nouvelle direction?

Le Téfécé a fait une saison exceptionnelle cette année. Dommage qu’il ne soit pas monté en ligue 1 « Uber Eats ».

Je pense que la nouvelle direction est bien car ils sont venus avec un projet ambitieux, ils savent où ils veulent aller, c’est bien pour le club et la ville.

Tu n’auras pas eu ta chance avec le groupe professionnel : N’es-tu pas trop déçu? Comment peux-tu expliquer leur décision?

Oui je suis déçu de ne pas avoir eu une petite chance de montrer de quoi j’étais capable avec le groupe professionnel.

Quels sont tes objectifs dans les prochains mois?

Mes objectifs dans les prochains mois sont de trouver un club pour rebondir et travailler dur parce qu’il y a que ça qui paye.

Quel est ton endroit préféré à Toulouse?

J’aime bien le Capitol.

INTERVIEW de Killian Corredor « Mon plus beau souvenir c’est forcément l’épopée Gambardella. »

Killian Corredor, finaliste de la coupe Gambardella en 2019, ne sera pas conservé par le club en cette fin de saison. My Toulouse FC vous livre une interview sur l’ex avant-centre du TFC.

Qui es-tu Killian Corredor?

Bonjour je m’appelle Killian Corredor, j’ai 20 ans et je suis né à Montpellier.

Killian, à quel âge as-tu commencé le football?

Je joue au football depuis que j’ai 5 ans.

Quel est ton plus grand joueur avec qui tu as joué et celui qui t’a le plus impressionné?

Le plus grand joueur avec qui j’ai joué, pour le moment je dirai que c’est Jean-Clair Todibo (actuellement à Nice) car c’est celui qui, pour le moment, a la plus belle carrière. Il y a beaucoup de joueurs qui m’ont impressionné mais si je dois en citer, je dirais Amine Adli et Kouadio Koné.

Quel est ton plus beau souvenir au TFC?

Mon plus beau souvenir c’est forcément l’épopée Gambardella.

Que retiens-tu de la finale de coupe Gambardella?

Je retiens que j’ai foulé la pelouse du Stade de France, j’ai réalisé un rêve.

Que penses-tu de ta saison en National 3, très écourtée par la covid (5 matchs)?

Je ne peux pas juger une saison. Sur les 4 matchs que j’ai disputés mais ce que je peux dire c’est qu’on avait fait une bonne entame de saison en National 3.

Que penses-tu de la nouvelle direction?

Ils essayent de mettre des choses en place, j’espère que ça va marcher pour le club.

Tu n’auras pas eu ta chance avec le groupe professionnel : N’es-tu pas trop déçu? Comment peux tu expliquer leur décision?

Bien sûr que je suis déçu comme tout joueur à qui on ne laisse pas l’opportunité de montrer ce qu’il vaut. Je ne pourrai pas expliquer leurs décisions, ils ont fait des choix, le club n’a pas misé sur moi c’est tout ce que je peux vous dire.

Quels sont tes objectifs dans les prochains mois?

Mes objectifs dans les prochains mois sont de rester en forme et de pouvoir rebondir ailleurs.

Quel est ton endroit préféré à Toulouse?

Toulouse est une belle ville mais je dirai que mon endroit préféré est le point d’observation à Pech David.

Question d’un supporter : « Salut Killian, penses-tu que ton avenir peut s’écrire à Rodez dans ton Aveyron natal?

Je ne peux pas répondre concrètement à cette question car pour le moment je ne sais pas où je serai la saison prochaine mais d’un point de vue personnel je pense que pour un début de carrière revenir à Rodez serait idéal. Je pense que mon avenir peut s’écrire partout. Mais oui effectivement revenir à Rodez pour moi serait idéal.

Voici juste ci-dessous une vidéo de son passage à Toulouse, au programme buts, gestes techniques et bien plus encore… 3’25 min de plaisir!

Le message de Killian Corredor aux supporters du Toulouse FC :

Je vous remercie pour tous les messages que vous m’avez envoyés et surtout merci de m’avoir soutenu pendant 4 ans. Forza Viola.

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